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Auteur(es): Daniel Leduc


Dark Bone

« Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie. »   3ème loi formulée par Arthuc C. Clarke

En lisant la quatrième et en regardant la couverture de Dark Bone, j’ai cru, un peu à tort et un peu à raison, qu’il s’agissait d’un roman noir tirant vers le fantastique. Il s’agit bien de science-fiction, mais d’une science-fiction qui correspond parfaitement à la 3ème loi d’Arthur C.Clarke, telle que citée au-dessus. C’est-à-dire que l’objet trouvé était si puissant qu’il ne semble y avoir aucune limite à ce que son possesseur peut accomplir, à l’instar d’une baguette magique aux pouvoirs illimités. Tout ça pour dire que, comme il s’agissait d’un objet extraterrestre, le récit en est bien un de science-fiction, mais pourrait pour les raisons énumérées intéresser également un public aimant le fantaisie jeune adulte.

Outre les pulsions destructrices du héros, je ne pourrais cependant qualifier ce texte de roman « noir ».  Et je ne le reproche pas à l’auteur, c’est moi qui, des fois, me crée des attentes en regardant une couverture! 😉

La narration est fluide, le point de vue est celui des personnages mais peut changer plusieurs fois à l’intérieur d’une même scène. Parfois, je le mentionne comme un point faible dans une lecture, mais pas ici… Daniel maîtrise la narration, et le lecteur peut aisément suivre le texte et comprendre sans effort de quel point de vue il se trouve. Si certains langages et certains comportements semblent un peu verser dans la caricature, j’encourage toutefois le lecteur à poursuivre sa lecture. Sans dévoiler de punch, je dirais que plusieurs choses s’expliquent vers la fin du récit.

Ceci dit… l’histoire est originale, et j’ai sincèrement apprécié ma lecture. Il n’y a pas de longueurs notables, le récit se déroule à un rythme soutenu au bénéfice du lecteur. S’il y a quelques scènes un peu olé-olé (je mettrais certainement une mention 13+ à certains passages, voire 15+), l’écriture demeure accessible et me rappelle celle de plusieurs auteurs de SF que j’appréciais particulièrement pendant mon adolescence, lorsque je partageais mes lectures entre la SF et le fantastique. Je pense, par exemple, à des noms comme Jimmy Guieu, ou R.Silverberg, qui sont tous deux dans la SF mais qui n’hésitent pas à « copiner » avec le fantaisie.

Bravo Daniel


Alain Lafond

Liens:
Dark Bone par Daniel Leduc
Les éditions de l'Apothéose

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